A quand remonte la Saint-Sylvestre ?

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Les origines de la Saint-Sylvestre, n’a aucun rapport avec le saint du même nom : saint Sylvestre. La fête existait bien avant que saint Sylvestre Ier ne devienne pape.

Origine de la fête de la Saint Sylvestre

Les origines de la Saint-Sylvestre sont multiples et se perdent dans la nuit des temps. Les origines païennes se sont mélangées aux origines religieuses en drainant l’ensemble des croyances populaires et religieuses liées au solstice d’hiver. Les peuples et les cultures anciennes célébraient le solstice d’hiver et on retrouve la même symbolique dans toutes ces croyances et ses pratiques.

Dans la Rome antique

Dans la Rome antique on s’échangeait des pièces et des médailles à l’occasion du changement d’année. Cette tradition perdure dans les étrennes qui sont remises aux enfants le jour de la nouvelle année. Une dizaine de jours après les saturnales, les romains organisaient des échanges de vœux à l’occasion de copieux repas qui s’accompagnaient d’offrandes de rameaux verts et de confiserie. Cette période de fête était clôturée par les jeux du cirque.
Jusqu’à Jules César, la fête célébrant la fin d’année n’était pas une date fixe, à l’époque romaine, la fête se déroulait généralement en février. Jules César a fixé la fin d’année au 31 décembre. En France, il fut attendre Chares IX pour que le premier jour de l’année, le nouvel an, soit fixé au 1 janvier.

La fête du saint : Sylvestre 1er

Saint-Sylvestre était pape de 314 à 355. Il est surtout connu pour son combat contre la doctrine d’Arius de Constantinople qui niait la nature divine de Jésus. En réalité ce saint à peu à voir avec la fête du nouvel an, mis à part son nom. Certains historiens avancent que ce saint fut choisi uniquement pour son nom qui évoque la forêt. La nature est en effet très importante dans les symboliques et traditions héritées de l’antiquité. Saint Sylvèstre 1er reste connu pour ses constructions de grandes basiliques romaines.

En France


Le Jour de l’an n’a pas toujours été le 1er janvier : la nouvelle année commence à cette date depuis 1564. C’est le roi Charles IX qui, dans un édit promulgué à Roussillon le 9 août 1564, fixa le début de l’année au 1er janvier. Pour les peuples usant du calendrier solaire, le Jour de l’an a beaucoup changé au fil des siècles, au gré des Églises, des époques et des pays.
En France, aux VIe et VIIe siècles, dans de nombreuses provinces, le Jour de l’an était célébré le 1er mars. Sous Charlemagne, l’année commençait à Noël. Du temps des rois capétiens, l’année débutait le jour de Pâques. En conséquence, les années étaient de longueur très variable. Cet usage fut quasi général aux XIIe et XIIIe siècles et même jusqu’au XVe dans certaines provinces. Les généalogistes des rois de France devaient donc jongler avec les dates en fonction des lieux pour raconter l’Histoire car auparavant le début de l’année variait selon les provinces : à Lyon, c’était le 25 décembre, à Vienne, le 25 mars… L’édit de Charles IX mit tout le monde d’accord.
En 1622, cette mesure fut généralisée par le Pape à l’ensemble du monde catholique, notamment pour simplifier le calendrier des fêtes religieuses. En 1792, en France, le calendrier républicain abolit le 1er janvier et fait débuter l’année le 1er vendémiaire.

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Le réveillon de la Saint Sylvestre


Le réveillon de la Saint-Sylvestre, ou le réveillon du Jour de l’an, est une coutume occidentale qui consiste à fêter l’arrivée du nouvel an, en veillant jusqu’à minuit le soir du 31 décembre, dernier jour de l’année du calendrier grégorien. Dans la plupart des pays, contrairement au réveillon de Noël qui se fait en famille, celui du Jour de l’an se fait généralement avec des amis. Au Japon, c’est l’inverse. Le Jour de l’an ou Nouvel An est le premier jour d’une année. Par extension le terme désigne aussi les célébrations de ce premier jour de l’année.
Comme tout anniversaire d’un calendrier donné, le jour de l’an peut sembler mobile dans un calendrier fonctionnant suivant une autre logique. Par exemple, le nouvel an du calendrier chinois (luni-solaire) apparait comme une date mobile dans le calendrier grégorien (calendrier solaire).
Différence entre les calendriers

Bien que les Jours de l’an tombent rarement à la même date d’un calendrier à l’autre, on remarque une relative concordance entre ceux des pays tempérés. En effet, ce qui fut interprété comme la « disparition » de la végétation durant l’hiver et sa renaissance au printemps a alimenté le mythe très répandu de la renaissance cyclique de l’année. C’est ainsi qu’un grand nombre de Jours de l’an sont fêtés entre le solstice d’hiver et l’équinoxe de printemps. Cependant, ceci n’est nullement universel, notamment dans les pays tropicaux, où le cycle des saisons est bien moins tangible.
On peut citer en exemple l’Égypte antique qui (bien qu’elle utilisait un calendrier civil solaire) fêtait la nouvelle année à l’arrivée annuelle de la crue du Nil. Cette crue étant due aux pluies ayant lieu loin en amont (dans les hauts plateaux), sa date était entièrement tributaire de phénomènes météorologiques. Cependant, elle intervenait généralement à la même période.
Différents calendriers avec la correspondance des dates de leur Nouvel An dans le calendrier grégorien:
Calendrier chinois : entre le 20 janvier et le 18 février ; Calendrier éthiopien : le 11 septembre ; Calendrier égyptien antique : le 19 juillet (lors de la crue du Nil) ; Calendrier Nanakshahi, un des calendriers sikh : 14 mars (1 Chet). Calendrier persan zoroastrien : 21 mars (équinoxe de printemps) ; Calendrier républicain (révolution française) : premier vendémiaire (22 septembre), à l’Équinoxe automnal ; Calendrier universel : 1er janvier ; Calendrier fixe : 1er janvier.

Lire Le Nouvel An un non-évènement en Israël

Les différentes célébrations du Nouvel An


Réveillon de la Saint-Sylvestre, Nouvel An chinois, Awal muharram, le Nouvel An de l’hégire, Rosh Hashana, le Nouvel An hébreu, Norouz, le Nouvel An persan, Yennayer, le Nouvel An berbère, Novii God, le Nouvel An russe
We Tripantu, le Nouvel An Mapuche, correspond au solstice d’hiver dans l’hémisphère sud.
Pratiques du Nouvel An de nos jours

En Occident, il est de coutume de fêter le Nouvel An par un banquet la veille, c’est-à-dire le 31 décembre : c’est le réveillon de la Saint-Sylvestre. Ce repas comprend généralement du foie gras et du champagne. Après celui-ci, les fêtes mêlent danses et lancers de cotillons, boules et rubans de papiers… À minuit, chacun s’embrasse sous le gui, en se souhaitant les meilleurs vœux possibles, et en s’engageant dans d’éventuelles bonnes intentions. Puis, on offre les étrennes, cadeaux de nouvelle année.
Il existe cependant quelques particularités selon les pays.

En Équateur et au Pérou, peu avant le Nouvel An, on fabrique des mannequins de chiffons ou de papier mâché qui représentent l’année qui vient de passer. On expose ces mannequins (muñecos) devant chez soi jusqu’au 31 au soir à minuit pour ensuite les brûler dans les rues. On fait aussi exploser toute sorte de chose comme des pétards, feux d’artifice, etc. Il existe aussi une superstition qui dit que si on porte une couleur en particulier sur soi lors des 12 coups de minuit, cela pourra amener de la chance dans certains domaines pour la nouvelle année, comme par exemple le jaune pour l’argent, le rouge pour l’amour, etc. Dans le même ordre d’idée, celui qui souhaite voyager toute l’année doit courir autour de son pâté de maison une valise à la main à minuit pile.

La tradition espagnole de manger 12 grains de raisin en faisant un vœu pendant les douze coups de minuit est également observée. À la maison on décore la table avec des corbeilles de fruits, de maïs, de blé, de riz, de cannelle, de fleurs jaunes.

Au Cambodge, le Nouvel An, dénommé Chaul Chhnam, est fêté pendant trois jours, vers le 15 avril.

En Chine, il suffit d’écrire et de lancer ses vœux dans un « arbre à vœux ». Il faut alors que ce papier tienne toute la soirée pour que le vœu se réalise. Le Nouvel An chinois est aussi célébré par de spectaculaires feux d’artifice et des explosions de pétards.

Au Japon, le réveillon du Nouvel An (Ômisoka) se passe en général en famille, autour d’un copieux repas arrosé de saké. On y boit une soupe (miso) spéciale. Avant minuit, la famille part pour le temple le plus proche pour partager du saké et assister à la frappe des 108 coups de gong annonçant le passage à la nouvelle année (ce chiffre est censé représenter le nombre de péchés accumulés dans une âme tout au long de l’année, et par ce geste on chasse les péchés un à un des âmes impures. Peu après, chacun rejoint ses pénates et l’on se couche peu après. Le lendemain, le jour du Nouvel An, les japonais se rendent dans les temples shinto.

En Russie, on boit du champagne sous les 12 coups de minuit, après le 12e coup on ouvre la porte ou la fenêtre pour que le Nouvel An entre dans la maison.

Au Tibet, les fêtes de la nouvelle année (Losar) ont une origine pré-bouddhiste et remontent au premier roi tibétain Nyatri Tsenpo, dont le règne débuta en l’an -127 au IIe siècle av. J.-C.. L’année de son intronisation marque la première année du calendrier tibétain. C’est donc en l’honneur du premier roi du Tibet qu’est célébré le
Nouvel An tibétain, le Losar. Le Losar, premier jour de l’an tibétain, coïncide avec le premier jour de la nouvelle année lunaire. La date est choisie conformément à l’astrologie tibétaine, matière étudiée dans le cadre des études en Médecine tibétaine traditionnelle. Tiré de wikipedia.org

Kinshasa, 30/12/2009 (Forum des As, via mediacongo.net)

http://www.jforum.fr/a-quand-remonte-la-saint-sylvestre.html

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