Diner au Crif : extraits des déclarations de Nicolas Sarkozy

by · février 9, 2012

Nicolas Sarkozy : “Israël doit savoir qu’il n’est pas seul et que la France n’acceptera jamais qu’on remette en cause son existence. La France ne transigerait pas sur la sécurité d’Israël”. Dans un discours de près d’une demi-heure sans notes, le Président a parlé de l’antisémitisme, d’Israël, des Palestiniens, de l’Iran et des printemps arabes.

 

Il a pris l’exemple de la France et de l’Allemagne qui se sont beaucoup fait la guerre et qui “ont su construire des compromis pour faire la paix”, en souhaitant qu’Israéliens et Palestiniens puissent en faire de même.

 

Selon France Soir : « Nicolas Sarkozy a rendu un vibrant hommage à l’Etat d’Israël, “ce miracle”. “Des fous, des assassins ont voulu faire disparaître les juifs et de cette volonté folle, génocidaire, est née ce miracle: une démocratie; Israël. Sa disparition serait un recul effrayant de l’histoire”.

 

Alors que le soutien de la France à l’adhésion de l’Autorité palestinienne à l’Unesco avait heurté les Israéliens, Sarkozy s’est aussi efforcé de défendre sa décision, en plaidant pour une réconciliation israélo-palestinienne. “Je sais bien qu’en prenant cette décision, j’ai pu troubler certains d’entre vous, mais toute mon histoire a été d’être proche d’Israël”. Il a aussi rendu un hommage appuyé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.

 

Sarkozy a réclamé “justice” pour Lee Zeitouni dont la mort à 25 ans, écrasé par deux chauffards français, a bouleversé l’opinion israélienne. Toutefois, il a exclu d’extrader les deux ressortissants français. “Il n’y aura pas d’exception”.

 

Voici les principales déclarations (1) :

 

Gilad Shalit : “La mission de la France c’est d’être à côté de tous les Gilad Shalit. La présence de Gilad sur notre territoire est une grande émotion pour tous les Français. Gilad a été persécuté, maltraité, torturé. On a enlevé à ses parents un enfant de 20 ans, on leur a rendu un héros. Honte à ceux qui ont fait cela. Rien ne peut justifier ce comportement barbare”.

 

France-Allemagne : “Pour moi, cette amitié entre la France et l’Allemagne, elle est sacrée”.

 

Israël-Palestine : “Il faudra apprendre à vivre ensemble. Je ne crois pas que la haine vienne des peuples. L’Europe peut montrer le chemin pour les Israéliens et les Palestiniens. Deux Etats ne suffit pas. Il faut deux Etats nations. Le Quartette a échoué, il faut changer de méthode et accélérer le calendrier. Il n’y aura pas de sécurité défintive pour Israël tant qu’il n’y aura pas à ses côtés un état palestinien démocratique et viable”.

 

Iran-Israël : “L’acquisition de l’arme atomique par l’Iran est inacceptable. La solution n’est pas militaire, la solution est politique. La solution est dans les sanctions. La solution n’est pas un conflit militaire. Il faut éviter un drame qui ferait souffrir une population qui n’y est pour rien”.

 

Syrie : “Un jour le régime de Bachar el-Assad tombera.”

 

Israël : “Et si la vraie victoire d’Israël au XXIe siècle était qu’Israël soit aimé et pas simplement craint ?” C’est pourquoi, a expliqué le chef de l’Etat, la France a voté pour l’adhésion de la Palestine à l’Unesco. »

 

Turquie : A propos du génocide arménien : “La Turquie s’honorerait en revisitant son histoire”

 

“Le quartette (ONU, UE, Russie, USA) a échoué. Il faut changer de méthode pour amener Israël et les Palestiniens à la table des négociations, et surtout se faire confiance. Qui doit commencer, faire le premier pas ? Celui qui tend la main est-il un naïf ou quelqu’un de fort ? Un Etat palestinien démocratique, viable et moderne est la seule garantie de sécurité de l’Etat d’Israël”.

 

Sur les printemps arabes, il a concédé lui aussi quelques “inquiétudes”, à l’instar de ce qu’avait déclaré auparavant le président du Crif Richard Prasquier, mais “nous avons décidé de faire confiance” aux pays où ils se déroulent, “avec vigilance, mais leur faire confiance”, a-t-il insisté.

 

Répondant à M. Prasquier qui avait parlé d’un “antisémitisme incrusté” en France, il a répondu que “chaque fois qu’un Juif est injurié, ce n’est pas l’affaire des Juifs mais de 65 millions de Français. Ce n’est pas une affaire communautaire, mais une affaire nationale”.

 

SELON LE FIGARO CE SOIR :

Le président Nicolas Sarkozy s’est exprimé ce soir au dîner annuel du Crif dont il était le président d’honneur en commençant par rappeler l’ “amitié sacrée” qui lie la France et l’Allemagne qui doit inspirer Israël et la Palestine. “L’Europe peut montrer le chemin entre Israël et les Palestiniens”, a-t-il martelé. Il a rappelé la nécessité de dialogue qu’il y avait entre les deux pays et fait le constat d’échec du Quartette. “Il faut un nouveau calendrier”, a-t-il plaidé.

 

Le président de la République a par ailleurs rappelé qu’on ne pouvait pas “transiger avec la sécurité d’Israël” et réaffirmé son opposition claire à la volonté iranienne de se procurer la bombe atomique. Mais, pour qu’Israël assure sa sécurité, il faut que se mettent en place “deux Etats-nations, un pour le peuple juif et un pour le peuple palestinien”. “C’est la seule solution”, a-t-il assuré.

 

Nicolas Sarkozy a ensuite répété qu’il se refuserait toujours à extrader les deux meurtriers français présumés de Lee Zeitouni, une jeune Israélienne écrasée à Jérusalem. “La France n’extrade pas ses ressortissants, c’est un principe sur lequel je ne reviendrai jamais”, a-t-il déclaré. Il invite en revanche la famille à déposer une plainte en France, condition sine qua non pour que les deux suspects soient “immédiatement déféré devant la justice”.

 

SELON L’AFP CE SOIR (1) : Le président du Crif, Richard Prasquier, s’est “inquiété” aujourd’hui de la crise en Europe “car les crises ne se limitent pas à l’économie” mais favorisent les “nationalismes” et “réactivent la xénophobie”. Il s’exprimait en ouverture du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) dont l’invité d’honneur est le Président Nicolas Sarkozy et qui réunit un millier de personnes près de Paris.

 

“Voici revenus les nationalismes autarciques que l’on croyait hors d’âge”, s’est exclamé le président du Crif. “Ils proposent des explications simplistes et réactivent la xénophobie. Le rempart européen ne doit pas se fissurer”. “Certains (pays) ont mis une sourdine à leur antisémitisme, d’autres non. Mais c’est toujours la rhétorique inacceptable du bouc émissaire”, a poursuivi le président du Crif. “Le Front National fait partie de cette nébuleuse”.

 

“Nous ne voterons pas pour le Front National”, a-t-il précisé, notant que “le 27 janvier, jour de la commémoration internationale de la Shoah, c’est avec la droite européenne la plus extrême, celle des fraternités pangermaniques racistes, que Marine Le Pen est allée danser à Vienne”.

 

“Les Juifs”, a-t-il rappelé, “participent pleinement à la communauté nationale (…). Mais le Crif considère qu’il y a des lignes jaunes à ne pas franchir, envers ceux qui distillent un discours de préférence ethnique et envers ceux qui diabolisent Israël et appellent à son boycott”.

 

En novembre dernier, lors de la Convention nationale du Crif, Richard Prasquier avait dénoncé “la détestation” qu’ont les Verts d’Israël. Il avait stigmatisé “le déferlement anti-israélien d’une partie du monde de l’information” et son “influence au sein du parti écologiste”.

 

Tout en soulignant qu’en 2011 “le nombre d’actes antisémites a diminué de 16% en France (…), les atteintes aux personnes, les plus graves, sont restées stables. Beaucoup de ces actes se font sous le couvert de l’antisionisme. L’antisionisme obsessionnel, c’est de l’antisémitisme”. “Les militants anti-israéliens qui se distinguent dans ces activités illégales ne manquent jamais de faire valoir leur engagement universaliste en faveur des opprimés. En réalité, ils supportent souvent assez bien les massacres en Syrie, mais ils souffrent beaucoup devant des pamplemousses israéliens”.

 

Un autre danger pour le président du Crif vient des islamistes. “Les nazis traitaient les Juifs de vermines, de rats ou de bactéries. Il y a aujourd’hui d’autres nazis, qui viennent d’un islam dévoyé et qui traitent les Juifs de fils de singes et de porcs”.

 

DANS LA JOURNEE – AFP (1) : « Nicolas Sarkozy a reçu mercredi l’ex-otage franco-israélien Gilad Shalit et son père Noam, qui participera avec son épouse dans la soirée au dîner du Crif, le rendez-vous annuel de la communauté juive, dont le chef de l’Etat sera de nouveau l’invité d’honneur

 

Le président aura également l’occasion, lors de cette soirée à laquelle il participe tous les ans, de croiser le candidat PS à la présidentielle, François Hollande, à moins de 80 jours du premier tour. Le socialiste assistera au discours de M. Sarkozy, le troisième que ce dernier prononce devant le Crif depuis 2007. En 2009 et en 2010, c’est le Premier ministre François Fillon qui s’était exprimé.

 

Gilad Shalit, qui a été otage pendant cinq ans et demi à Gaza avant d’être libéré le 18 octobre 2011 en échange d’un millier de prisonniers palestiniens, a été reçu en milieu de journée par M. Sarkozy. Son père l’accompagnait à l’Elysée, ainsi que l’ambassadeur de France en Israël, Christophe Bigot.

 

Noam Shalit et son épouse Aviva participeront au dîner du Crif, mais pas leur fils, “son état de santé ne le permettant pas”, selon des proches de la famille. Raccompagné jusque sur le perron de l’Elysée par le président après leur entretien, le jeune homme de 25 ans est apparu fragile et timide. Il s’est engouffré dans une voiture, laissant son père parler à la presse.

 

“Nous avons remercié le président Nicolas Sarkozy et l’équipe de l’Elysée pour leurs efforts et leur engagement” en vue de la libération de Gilad, “nous sommes très émus”, a affirmé M. Shalit. Nicolas Sarkozy s’est activement impliqué pour tenter de faire libérer le jeune otage, recevant notamment ses parents à plusieurs reprises.

 

Avant le discours du chef de l’Etat devant le Conseil représentatif des institutions juives de France, son président Richard Prasquier prendra la parole. Il a indiqué à l’AFP qu’il aborderait “les thèmes préoccupants que sont l’apparition du populisme en Europe, la montée des nationalismes, de la xénophobie et la persistance d’un antisémitisme important”.

 

“Le nombre d’actes antisémites a baissé mais ils sont plus violents, tant en paroles que physiquement”, a-t-il souligné, alors que 389 actes antisémites ont été relevés en 2011 en France contre 466 l’année précédente. Le président du Crif évoquera “la place citoyenne” des Juifs dans la société française (dont le nombre est estimé entre 5 et 600.000) et leur “attachement à la France”.

 

A moins de trois mois de la présidentielle, le responsable communautaire prendra soin de répéter qu’il n’y a “pas de vote juif” en France. En revanche, en Israël – où M. Sarkozy est généralement perçu comme un “ami”, même si certaines de ses positions, notamment son soutien à l’adhésion de la Palestine à l’Unesco en octobre dernier, ont été critiquées – la communauté franco-israélienne (400.000 personnes environ) avait voté à plus de 85% pour lui en 2007.

 

“Je ne donnerai aucune consigne de vote. S’il y a une sensibilité juive, elle doit s’écarter des extrêmes”, a ajouté M. Prasquier pour qui il y a “des lignes jaunes” à ne pas franchir. “Il y a des partis qui se sont mis au premier rang pour la délégitimisation d’Israël, ou pour son boycottage. C’est illégal et injuste”, a-t-il affirmé.

 

La crise en Europe, les “Printemps arabes”, le Proche-Orient seront également largement évoqués. M. Prasquier rendra hommage à “l’énergie” du chef de l’Etat sur la scène européenne et à sa “lucidité” au sujet de l’Iran.

Le président du Crif, Richard Prasquier, s’est “inquiété” aujourd’hui de la crise en Europe “car les crises ne se limitent pas à l’économie” mais favorisent les “nationalismes” et “réactivent la xénophobie”.

 

Il s’exprimait en ouverture du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) dont l’invité d’honneur est le Président Nicolas Sarkozy et qui réunit un millier de personnes près de Paris. “Voici revenus les nationalismes autarciques que l’on croyait hors d’âge”, s’est exclamé le président du Crif. “Ils proposent des explications simplistes et réactivent la xénophobie. Le rempart européen ne doit pas se fissurer”. “Certains (pays) ont mis une sourdine à leur antisémitisme, d’autres non. Mais c’est toujours la rhétorique inacceptable du bouc émissaire”, a poursuivi le président du Crif. “Le Front National fait partie de cette nébuleuse”.

 

“Nous ne voterons pas pour le Front National”

 

“Nous ne voterons pas pour le Front National”, a-t-il précisé, notant que “le 27 janvier, jour de la commémoration internationale de la Shoah, c’est avec la droite européenne la plus extrême, celle des fraternités pangermaniques racistes, que Marine Le Pen est allée danser à Vienne”.

 

“Les Juifs”, a-t-il rappelé, “participent pleinement à la communauté nationale (…). Mais le Crif considère qu’il y a des lignes jaunes à ne pas franchir, envers ceux qui distillent un discours de préférence ethnique et envers ceux qui diabolisent Israël et appellent à son boycott”.

 

En novembre dernier, lors de la Convention nationale du Crif, Richard Prasquier avait dénoncé “la détestation” qu’ont les Verts d’Israël. Il avait stigmatisé “le déferlement anti-israélien d’une partie du monde de l’information” et son “influence au sein du parti écologiste”.

 

Tout en soulignant qu’en 2011 “le nombre d’actes antisémites a diminué de 16% en France (…), les atteintes aux personnes, les plus graves, sont restées stables. Beaucoup de ces actes se font sous le couvert de l’antisionisme. L’antisionisme obsessionnel, c’est de l’antisémitisme”. “Les militants anti-israéliens qui se distinguent dans ces activités illégales ne manquent jamais de faire valoir leur engagement universaliste en faveur des opprimés. En réalité, ils supportent souvent assez bien les massacres en Syrie, mais ils souffrent beaucoup devant des pamplemousses israéliens”.

 

Un autre danger pour le président du Crif vient des islamistes. “Les nazis traitaient les Juifs de vermines, de rats ou de bactéries. Il y a aujourd’hui d’autres nazis, qui viennent d’un islam dévoyé et qui traitent les Juifs de fils de singes et de porcs”.

 

Source: (1) www.francetv.fr

 

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Photo: GUIBBAUD-POOL/SIPA

 


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