Voilà, nous sommes arrivés à Pourim, la fête de la joie par excellence pour la plupart du peuple d’Israël, partout dans le monde et surtout en Israël. On oublie malheureusement que tous ne sont pas forcément dans la joie, je parle de ceux qui sont seuls, oubliés de leur famille ou de leurs amis, parce que peu intéressants à leurs yeux ou trop compliqués… tant de bonnes raisons pour ne pas s’encombrer de ces personnes qui ne rentrent pas de le moule. Pour les personnes en difficulté, les associations sont heureusement là pour leur concocter un Michté afin de combler leurs manques, mais les autres? Les personnes en manque de chaleur humaine, en manque de chaleur familiale ou amicale. Comment combler leurs manques?

Il n’y a rien de plus triste que d’avoir une famille, des enfants, des frères et sœurs, des connaissances et se retrouver seul alors que partout on se réunit pour le Michté, on s’invite les uns chez les autres, pour passer un moment ensemble, pour se retrouver entre membres d’une même famille ou entre amis. Ceux qui sont seuls n’ont pas ce bonheur, Pourim pour eux a un goût amer, un goût de manque.

Ils peuvent s’en prendre à qui? La société indifférente? Les gens s’assemblent selon leur centre d’intérêts, et si on ne rentre pas dans ce moule, on s’en exclue souvent malgré nous… Bref, la solitude n’est plus choisie mais imposée par le vide créé autour de ces personnes isolées.

Que cela se passe aussi en Israël est dur à admettre.

Que cela se passe au sein de la communauté francophone n’a rien d’étonnant. Les Juifs venus de France se sont tellement identifiés aux Français qu’ils sont devenus comme eux… Indifférents aux autres.

C’est triste.

C’est peut être trop tard pour diffuser ce genre de coup de colère, mais je ne pouvais pas laisser passer Pourim sans rappeler le principe même de notre foi : se soucier de son prochain avant même de penser à soi. C’était la force de Aam Israël, aujourd’hui….voir des personnes seules, chez elles, parce qu’oubliées par les leurs devient monnaie courante. Si nous voulons retrouver notre force, il faudrait regarder l’autre, notre frère, notre sœur, que nous avons délaissé, pris par nos intérêts.

Avec Pessa’h qui arrive dans un mois, j’espère que certains se rendront compte de la tristesse de ces personnes isolées et réaliseront qu’en fait, nous sommes tous de la même famille et méritons tous d’être réunis, d’avoir le cœur réchauffé par l’affection sincère de nos proches.

 

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