Teva, numéro un mondial des médicaments génériques, a refusé mardi de revenir sur sa décision de fermer son usine de Jérusalem malgré les pressions du Premier ministre Benjamin Netanyahu, ont indiqué le gouvernement et le groupe israéliens.

Le Premier ministre avait annoncé dimanche se fixer trois objectifs avant de rencontrer le PDG du groupe, Kare Schultz: « Réduire les dégâts pour les salariés, faire tout ce qui est possible pour éviter la fermeture de l’usine de Jérusalem et s’assurer que Teva restera une société israélienne ».

Confronté à de sérieuses difficultés financières, Teva a annoncé la semaine dernière la suppression de 14.000 emplois dans le monde au cours des deux prochaines années, soit 25% de ses effectifs.

Le plan de la direction prévoit des licenciements de 1.750 salariés en Israël, et la fermeture du site de Jérusalem, avec 850 licenciements.

Durant une rencontre avec le PDG du groupe mardi, le gouvernement a demandé le maintien du site de Jérusalem, « mais le PDG de Teva a refusé », a indiqué le bureau de M. Netanyahu dans un communiqué.

« Il a accepté de chercher avec le gouvernement des solutions pour les employés qui seront licenciés », ajoute-t-il.

De son côté, M. Schultz a déclaré que « Teva ne peut pas accéder à la demande du Premier ministre », selon un communiqué du groupe.

« Afin que Teva reste une compagnie israélienne et puisse continuer à contribuer de manière significative à l’économie israélienne, nous devons en premier lieu sauver la compagnie », a-t-il dit.

Des milliers d’employés de Teva et leurs supporteurs manifestaient durant la rencontre face au bureau du Premier ministre, a constaté un photographe de l’AFP.

Israël représente un peu moins de 7.000 salariés sur les 57.000 dans le monde, principalement en Europe et aux Etats-Unis.

M. Schultz s’est engagé a conserver en Israël le siège de la compagnie, remerciant M. Netanyahu pour « le soutien que Teva a reçu du gouvernement israélien ».

Teva a bénéficié de 6,2 milliards de dollars d’allègements fiscaux depuis 2006, selon la centrale syndicale Histadrout.

La Histadrout a indiqué dans un communiqué qu’elle « continuera de se battre pour limiter le nombre de licenciements ».

Le chef du parti travailliste (opposition) Avi Gabbay a critiqué le chef du gouvernement, affirmant que « Kare Schultz a appris que Netanyahu ne vient que pour la photo (…) il peut continuer de licencier les employés de Teva ».

Teva résiste aux pressions de Netanyahu et maintient ses plans de fermeture

Teva, numéro un mondial des médicaments génériques, a refusé mardi de revenir sur sa décision de fermer son usine de Jérusalem malgré les pressions du Premier ministre Benjamin Netanyahu, ont indiqué le gouvernement et le groupe israéliens.

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