Hannouka est la fête des lumières. Bien que les miracles de Hannouka soient bien plus profonds que la nourriture qui lui est associée, la célèbre plaisanterie juive demeure « Ils ont essayé de nous tuer, nous avons survécu – mangeons ! ». Les fêtes étant l’occasion de se retrouver et passer du bon temps avec famille et amis, elles sont aussi celle de déguster ensemble de savoureuses spécialités.

Les traditions culinaires de Hannouka datent des premières années où cette fête a été célébrée, elles existent pour nous rappeler certains des miracles liés à Hannouka.

Contre toute attente, un petit groupe de Juifs emplis de foi, menés par Judah le Maccabée, a vaincu l’une des plus puissantes armées, les Grecs qui contrôlaient alors la Terre d’Israël, s’emparant du Saint Temple à Jérusalem et le dédiant à nouveau au service divin. Alors qu’ils cherchaient à allumer la Ménorah du Temple (le candélabre à sept branches), ils trouvèrent une seule petite fiole d’huile qui avait échappé à la contamination par les Grecs. De manière miraculeuse, ils ont allumé la Ménorah et la fiole, qui ne contenait assez d’huile que pour un jour, a brûlé pendant huit jours, jusqu’à ce que de la nouvelle huile puisse être préparée.

Puisque le miracle de Hannouka impliqua de l’huile, il est de coutume de manger des aliments frits dans l’huile. Il existe également une tradition de déguster des produits laitiers pour commémorer la bravoure de Yéhoudit qui a assoiffé un général grec en le nourrissant de fromages très salés puis de vin pour l’endormir puis l’assassiner, provoquant ainsi la fuite de toute l’armée grecque.

A travers les siècles, les communautés juives autour du monde ont trouvé différents moyens d’incorporer à la fois huile et produits laitiers dans leurs repas de Hannouka. Sans surprise, les coutumes alimentaires varient selon les traditions familiales, avec de délicieuses différences entre les cultures séfarades et ashkénazes notamment.

Voici une sélection de quelques-unes des recettes des communautés juives autour du monde.

Le beignet fourré à la confiture : la star en Israël

En Israël, les soufganiot – les beignets locaux – ont conquis tout le monde, ashénazes comme séfarades, résidents et touristes. Le beignet original est fourré de confiture de fraise. Mais en Israël les boulangeries ne se satisfont pas du beignet classique et les chefs pâtissiers réinventent les classiques de Hannouka. Proposant constamment de nouveaux parfums, les surprises des soufganiot de cette année incluent banane café caramel, fruits rouge mascarpone, halva pistache, style Saint Honoré à la française, cream cheese et praline.

Pour optimiser votre fête, il y a beaucoup de vins cachers de qualité à prix abordable que vous pouvez servir, surtout si vous recevez des invités. Essayez d’accompagner votre beignet d’un vin blanc pétillant qui contrebalancera l’huile de par son acidité. Le pétillant Gamla Brut apportera une touche de classe à un humble beignet. Si vous êtes un vrai amateur de vin, tentez le Hermon Indigo qui s’accordera à votre soufgania avec ses arômes de fruits rouges et framboise.  Pour donner un goût d’Israël à votre fête de Hannouka, vous pouvez préparer deux de nos recettes préférées (cf ci-dessous).

Les latkes de pommes de terres : un classique d’Europe de l’Est

Latke est le mot Yiddish pour « pancake ». Il désigne le plus souvent un pancake de pommes de terre râpées frit mais les latkes peuvent aussi être faits à base de carottes, de courgettes ou de tout autre légume qui frit bien. Les latkes de pommes de terre sont traditionnellement servis avec du fromage frais ou de la compote de pommes.

La richesse des latkes s’accommode à la perfection d’un vin doté d’une bonne acidité. Gamla Sauvignon Blanc, un vin du nord du Golan, est un choix parfait de par sa fraîcheur et ses arômes d’agrumes et de fruits exotiques. Essayez de le servir frais. Si vous préférez un vin rouge, le Yarden Syrah, un vin corsé avec des soupçons de terre et d’herbes fraîches complémentera agréablement les latkes.

Les Sfenjes : un carton séfarade

Les Sfenjes sont les beignets d’Afrique du Nord. Ils sont habituellement trempés dans le sucre ou le miel quand ils sont encore chauds et sont meilleurs juste après la cuisson. La pâte pour les faire est très collante, ce qui peut les rendre difficiles à former. Chaque sfenj a une forme unique et le parfum sans pareil d’une gourmandise faite maison.

Au Maroc, les Juifs dégustaient leurs sfenjes avec un thé à la menthe. Les sfenjes se marient parfaitement à un bon vin de dessert comme le Mount Hermon Moscato ou un vin rouge tel que Galil Mountain Syrah. Les deux garantissent que tous partiront avec le sourire.

Goulab Jamoun : beignets indiens au lait

Goulab Jamoun est une recette de Hannouka traditionnelle parmi les Bnei Israël de Bombay et allie les deux principaux symboles culinaires de la fête : le lait et l’huile.

Ces beignets au lait sont en réalité un dessert indien très connu et sont servis en dessert à toutes les fêtes en Inde. Goulab signifie « eau de rose » en hindi et cet ingrédient subtil donne assurément un arôme délicat à ces beignets.

Une fois frits, les jamouns doivent être égouttés. Un sirop mijoté fait de sucre, d’eau, de cardamone et d’eau de rose est versé sur les beignets.

Les indiens confient que la clé pour obtenir des beignets moelleux est de les faire mijoter dans le sirop de sucre juste après leur cuisson plutôt que de juste verser des gouttes de sirop dessus.

Ce dessert se doit d’être dégusté avec un Yarden Gewurztraminer, un vin qui se caractérise précisément par son délicat arôme de rose ainsi que son acidité et sa fraîcheur.

Keftes de Prasa : les croquettes de poireaux turques et syriennes  

Les Keftes de Prasa sont l’une des variétés les plus populaires de croquettes en Turquie et en Syrie. Ils sont traditionnellement dégustés à Hannouka mais aussi à Roch Hachana et à Pessah, où la chapelure est remplacée par de la farine de matza.

Composés simplement de poireaux, d’œufs et de chapelure, ils sont étonnamment exquis.

Les poireaux sont bouillis dans la recette turque et sautés dans la recette syrienne, suscitant un goût d’oignon plus fort. Les Syriens ajoutent aussi des épices, de la cannelle, du poivre et n’utilisent pas de chapelure.

Ce plat traditionnel se marie bien avec un Hermon White et ses légers soupçons de menthe ou un rosé tel que Galil Mountain Rose.

 

Ce Hannouka, que vous choisissiez de faire honneur à vos traditions familiales ou d’en découvrir d’autres, vos repas promettent d’être festifs et de marquer vos convives. Hannouka saméah!

 

“Un goût d’Israël” – recette des beignets

Quantité : 12 beignets

Temps de préparation : 10 minutes

Temps de cuisson : 9 minutes

 

Ingrédients :

130 g de farine

30 g de cacao non sucré

60 g de sucre

1 cc de levure chimique

1 œuf

1 petite pincée de sel

60 ml de lait écrémé

60 ml de Mount Hermon Red

2 cs de fromage frais à 5%

30 g de pépites de chocolat

2 cs d’huile de colza

1 cc d’arôme de vanille

 

Instructions :

 

  1. Préchauffer le four à 230°C. Graisser généreusement un plat à beignets.
  2. Dans un grand bol, bien mélanger la farine, le sucre, le sel, la levure et le cacao. Ajouter l’oeuf, le lait écrémé, le vin rouge, l’huile, le fromage frais et la vanille.
  3. Mélanger jusqu’à ce que tous les ingredients forment une pâte homogène.
  4. Ajouter les pépites de chocolat.
  5. Remplir le moule à beignets de pâte, à hauteur de la moitié ou du tiers.
  6. Mettre au four de 7 à 9 minutes ou jusqu’à ce qu’ils “rebondissent” quand on les touche.
  7. Laisser refroidir complètement et démouler.
  8. En option – Glacer avec du chocolat.

 

Mini-Soufganiot

Temps de préparation : 5 minutes

Temps de cuisson : 20 minutes

 

500 g de farine

60 g de sucre + 8 cs de sucre

½ cc de levure chimique

300 ml de lait 1% tiède

10 g de beurre

1 œuf à température ambiante

Huile de friture

1 cc de cannelle

 

  1. Dans un petit bol, mélanger la levure, le lait et l’œuf.
  2. Dans un autre bol, mélanger 65 g de farine avec le sucre. Ajouter le contenu du premier bol dedans et bien mélanger. Ajouter la farine restante et continuer à remuer jusqu’à ce que la pâte soit élastique.
  3. Couvrir le bol avec un torchon et laisser la pâte lever pendant environ une heure ou jusqu’à ce que la pâte ait doublé de volume.
  4. Sur un plan de travail fariné, rouler la pâte en un pâton d’1,5 cm d’épaisseur. Découper des cercles avec un emporte-pièce.
  5. Placer les cercles de pâte sur un plateau fariné et les laisser lever à nouveau jusqu’à ce qu’ils doublent de volume (environ une heure).
  6. Faire chauffer de l’huile dans une poêle et frire les cercles de pâte jusqu’à ce qu’ils soient dorés des deux côtés.
  7. Ajouter les 8 cuillères à soupe de sucre et la cannelle puis enrober les soufganiot de ce mélange.

 

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