De Toutânkhamon à Jérusalem : les mystères du Proche-Orient se dévoilent……(Vidéo)

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Du Liban à Israël en passant par l’Egypte, le Proche-Orient recèle de nombreux trésors. Qu’ils soient sous la terre ou sous la mer, ces mystères recèlent encore des secrets. La rédaction de France 2 est allée à la rencontre de ces légendes de l’Histoire. Rendez-vous avec Toutankhamon, le site de Baalbek, les sous-sols de Jérusalem, les fonds sous-marins d’Alexandrie et les grottes de Qumran…..Détails……

La malédiction de Toutânkhamon

Au musée du Caire, son impénétrable silhouette fascine les visiteurs depuis presque un siècle.
Le masque funéraire de Toutânkhamon et ses 11 kg d’or massif répartis autour d’un énigmatique regard intriguent les touristes.
En Égypte, la légende fascine autant qu’elle inspire la crainte à tous ceux qui se sont penchés sur le sort du pharaon maudit.
Pour lever le mystère, il faut prendre le chemin de Louxor, traverser le Nil au lever du jour, saluer les colosses qui gardent l’entrée de la nécropole royale. Il faut ensuite descendre ce tunnel de pierres pour pénétrer dans la dernière demeure du pharaon.
« Toutânkhamon, l’enfant roi, le roi adolescent. C’est la tombe la plus fameuse de la vallée des rois, la plus petite, mais celle qui contenait le trésor le plus important et le plus fascinant jamais trouvé », explique le guide.
Il y a près d’un siècle, à la découverte du trésor suivirent de nombreuses morts inexpliquées au sein de l’équipe archéologique.

Toutânkhamon

La malédiction de Toutânkhamon est née avec la mort de Lord Carnavon le mécène qui finança les fouilles du tombeau.
Les journaux parlent alors d’une inscription – inexistante – qui aurait indiqué : « Ceux qui entrent dans ce tombeau sacré seront visités par les ailes de la mort ». La rumeur affirme que le chien du Lord, resté au château de Highclere, poussa un hurlement au moment de la mort de son maître.
À cet instant, les lumières du château ainsi que celles du Caire s’éteignirent. Dans la décennie suivante, la presse attribua une trentaine de mort à la malédiction.

La découverte du tombeau de Toutânkhamon par Howard Carter

A la recherche du phare englouti d’Alexandrie

Au large d’Alexandrie, rien ne laisse présager que se dressait ici une des sept merveilles du monde.
Du phare d’Alexandrie, qui durant des siècles guida des milliers de marins en perdition, il ne reste aujourd’hui aucune trace apparente.

À quoi l’édifice ressemblait-il ? Le mystère repose plusieurs mètres sous le niveau de la mer, là où le phare s’effondra il y a sept siècles, terrassé par un tremblement de terre.
Depuis 20 ans, une équipe de chercheurs français explore le site pour percer le secret de ces vestiges. Non loin de là, dans la baie d’Alexandrie, une équipe d’archéologues français et égyptiens mènent ce méticuleux travail de reconstitution.
50 000 photos ont été nécessaires à la réalisation d’une vidéo en trois dimensions sur laquelle on découvre le fond de la baie reproduit au centimètre près.
Un bâtiment très épuré et sobre dans son architecture mais très évolué dans sa technique se révèle. « Probablement la première structure apparentée aux buildings ».

Phare d’Alexandrie

Jérusalem, la souterraine

En 5 000 ans d’histoire, les sept collines de la cité des trois religions monothéistes ont été témoins de centaines de batailles.
Jérusalem est une ville pour laquelle les hommes se sont toujours battus, une métropole sacrée pour les juifs, les musulmans et les chrétiens.

Pour qui veut percer les secrets de Jérusalem, il n’existe qu’une voie : plonger sous la ville, dans les entrailles de l’antique cité.
Ces corridors ont été percés il y a 2 700 ans pour ravitailler la ville en eau en temps de guerre.
D’antiques écrits affirment que sous Jérusalem se trouve la porte des enfers. Mais ces sous-sols, une fois les pieds au sec, mènent aussi à un des endroits sacrés de la ville.
« On va se trouver sous le sol du Mur des Lamentations », explique le guide de France 2.
Ce mur est le dernier vestige visible du temple juif détruit il y a 2 000 ans par les Romains et au-dessus duquel s’élève désormais, l’esplanade des mosquées, vénérée par les musulmans.
Sous cet enchevêtrement de lieux saints, des fouilles archéologiques sont en cours. Mais retourner les vieilles pierres de la cité est une tache toujours risquée…

Souterrain Jérusalem

La « Terrasse miraculeuse de Baalbek »

La majesté de ses colonnes en a fait l’écrin antique le plus réputé du pays. La cité romaine de Baalbek fait partie des étapes incontournables pour quiconque s’aventure sur les contreforts du mont Liban.
Des temples toujours debout, celui de Bacchus est le mieux conservé. Il est célèbre dans le monde entier pour le raffinement de ses décorations.

Mais à Baalbek, ce qui fascine le plus les scientifiques se trouve en contrebas du temple de Jupiter : un prodigieux alignement de blocs monolithiques qui porte un nom, la « Terrasse miraculeuse de Baalbek ».
« Miraculeuse parce que c’est impossible à comprendre que des êtres humains aient pu transporter et construire ces blocs », explique le guide.
Si ce n’est la force humaine, qui donc a pu placer ces gigantesques blocs de pierre ?
Ce mystère alimente les théories les plus aventureuses chez certains visiteurs.

Le temple de Bacchus à Baalbek

Les parchemins de la Mer Morte

C’est un trésor millénaire précieusement conservé dans un sanctuaire à Jérusalem.
Les Manuscrits de la Mer Morte, également appelés manuscrits de Qumrân, sont un ensemble de parchemins et de fragments de papyrus principalement en hébreu, mais aussi en araméen et en grec, mis au jour entre 1947 et 1956 à proximité de la Mer Morte.
Rédigés 200 ans avant la naissance du Christ, ces manuscrits ont bouleversé notre connaissance de textes bibliques.
Préservés dans des vitrines, les originaux ont été trouvés dans des grottes du désert de Judée. Un endroit difficile d’accès alors que les armées romaines approchaient de Jérusalem.
La cachette a tenu dix-neuf siècles avant que des bédouins à la recherche d’une chèvre égarée ne tombent sur le trésor.
C’est l’iode et le sel contenu dans la Mer Morte qui a permis cette conservation à travers les siècles.

Les Grottes de Qumran

Aujourd’hui encore, les chercheurs apportent des précisions aux textes. Les outils technologiques permettent, entre autres, de décrypter et retranscrire des détails invisibles à l’œil nu.
La base de données est ensuite partagée dans le monde entier via internet.
Parmi tous les manuscrits mis au jour, il y a le « 3Q15 » qui attise toutes les convoitises.

3Q15

Au lieu d’être écrit sur un support en cuir ou en papyrus, cet inventaire figure sur un rouleau en cuivre très pur, mélangé à environ 1% d’étain, ce qui constitue un cas unique dans le cadre de ces découvertes.
Les manuscrits de la Mer Morte n’ont pas encore livré tous leurs secrets. Les archéologues spécialistes du site n’ont pas fini d’explorer le jeu de piste.

Source France TV Info

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