Parallèlement, des dizaines de Palestiniens sont venus encourager les détenus et manifester leur soutien

Une quinzaine d’Israéliens de droite ont organisé jeudi un barbecue devant les portes de la prison d’Ofer en Judée et Samarie afin d’essayer de faire vaciller la volonté des détenus en grève de la faim.

Environ 1.500 Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes ont cessé de s’alimenter depuis lundi pour protester contre leurs conditions de détention et dénoncer des discriminations.

Les prisonniers demandent entre autres des téléphones publics dans les prisons, des droits de visite élargis, la fin des « négligences médicales » et des mises à l’isolement, ainsi que l’accès à des chaînes télévisées et de la climatisation.

Des activistes du mouvement israélien de droite Union nationale ont organisé un barbecue devant la prison dans l’espoir que des grévistes de la faim « sentent l’odeur de la viande », selon le secrétaire général du parti Ofer Sofer.

« Ce sont des terroristes qui nous menacent avec leur grève de la faim, on est très contents qu’ils fassent cette grève, qu’ils la continuent autant qu’ils veulent », a lancé Sofer.

Palestinian protesters hurl stones towards Israeli security forces during clashes following a demonstration in solidarity with hunger-striking Palestinian prisoners, in front of Ofer prison in the West Bank, on April 20, 2017
ABBAS MOMANI (AFP)

Parallèlement, plusieurs dizaines de Palestiniens sont venus près de la prison d’Ofer pour encourager les détenus et manifester leur soutien.

Mais les soldat israéliens les ont rapidement éparpillés à coups de grenades lacrymogènes et assourdissantes ainsi que par des tirs de balles en caoutchouc.

Le ministre israélien de la Sécurité intérieure Guilad Erdan a affirmé mardi à la radio militaire qu’Israël ne « négociera pas » avec les prisonniers grévistes.

Hunger strike leader Marwan Barghouti is an iconic figure for many Palestinians. Here he is seen with his cuffed hands raised above his head flashing a peace sign during his trial in 2003, an image that has been daubed on walls across the West Bank
TAL COHEN (AFP/File)

La grève de la faim collective dans les prisons israéliennes est un mouvement de protestation inédit depuis des années lancé par le terroriste palestinien Marwan Barghouthi, condamné à perpétuité plusieurs fois pour sa participation à des attentats terroristes qui ont couté la vie à de nombreux civils israéliens.

Grand rival du président palestinien Mahmoud Abbas, il a été transféré vers une autre prison et placé à l’isolement dès le premier jour du mouvement.

En décembre dernier, Barghouthi avait triomphé à l’élection de la direction du Fatah avec 70% des voix exprimées au Comité central du parti palestinien réuni en congrès à Ramallah, apparaissant ainsi comme un successeur possible à Mahmoud Abbas.

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou avait fustigé son élection affirmant qu’il s’agissait « du leader d’une organisation terroriste qui encourage et mène des attaques terroristes qui ont tué et blessé des douzaines d’Israéliens innocents ».

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