Alors qu’en Février 2016, le Conseil de la Ville de Paris avait adopté un vœu condamnant les appels au boycott d’Israël et les actions anti-israéliennes du mouvement antijuif Boycott Désinvestissement Sanction (BDS), des rassemblements se font toujours sur la voie publique. Dernier exemple un date, celui près de Beaubourg, où une vingtaine de manifestants s’étaient donnés rendez vous.

Suites aux attaques qu’il a reçu de Nathalie Kociusko Morizet sur les réseaux sociaux, JSSNews a souhaité recueillir les propos de Patrick Klugman, Maire adjoint de la Ville de Paris. Il répond aux questions de Jonathan Curiel.

Alors qu’en Février 2016, le Conseil de la Ville de Paris avait adopté un vœu condamnant les appels au boycott d’Israël et les actions anti-israéliennes du mouvement antijuif Boycott Désinvestissement Sanction (BDS), des rassemblements se font toujours sur la voie publique. Dernier exemple un date, celui près de Beaubourg, où une vingtaine de manifestants s’étaient donnés rendez vous.

Suites aux attaques qu’il a reçu de Nathalie Kociusko Morizet sur les réseaux sociaux, JSSNews a souhaité recueillir les propos de Patrick Klugman, Maire adjoint de la Ville de Paris. Il répond aux questions de Jonathan Curiel.

tweet Kociusko Klugman

JSSNews : Des membres de l’OJE dont un huissier mandaté ont constaté samedi dernier à Beaubourg un rassemblement appelant au boycott d’Israël comme il y en a presque chaque semaine à Paris.

Pourquoi la préfecture donne-t-elle encore son accord à ce type de manifestation totalement illégale ?

Patrick Klugman : C’est une question préoccupante qu’il faut poser au Préfet de police ! Le seul élément de réponse dont je dispose est celui que l’on m’a opposé lorsque je m’en suis inquiété à savoir que l’objet officiel des rassemblements n’était  jamais « l’appel au boycott » d’où la difficulté juridique de les interdire à priori.

 

JSSNews : Des lois contre le boycott existent. Pourquoi ne sont-elles pas appliquées, les stands démontés et les responsables poursuivis ?

PK : Pour le coup la balle est dans le camp des associations et des militants qui sont les seuls à pouvoir agir devant l’inaction de la police…Il ne suffit pas d’interpeller les pouvoirs publics, qui à l’instar de la mairie n’ont pas de compétence en matière de rassemblement sur la voie publique, il faut être conséquent et agir devant les tribunaux à chaque fois que cela est possible.

 

JSSNews : Quelle action devrait donc engager Anne Hidalgo afin que le vœu contre le boycott, appelé  l’année dernière par elle-même et précédemment par Nathalie Kosciusko Morizet, soit enfin respecté ?

PK : Les vœux n’ont pas d’autre vocation que de traduire une position de principe sur un sujet donné. En l’occurrence nous avons affirmé et réaffirmé notre rejet du boycott en ce qu’il est illégal et traduit une discrimination à l’endroit d’Israël et des israéliens. Nous pouvons bien sûr interpeler le Préfet. Je l’ai déjà fait à de nombreuses reprises. Mais pour les raisons évoquées plus haut, maintenant le sujet n’est pas tant l’interdiction qui est sauf cas exceptionnel difficile, mais la poursuite systématique des auteurs et promoteurs du boycott. En en ce cas la mairie ne peut malheureusement pas  être à l’origine ou à l’initiative…

 

JSSNews : La section PS Yitzhak Rabin a demandé à exercer son droit de retrait quant aux positions de Benoit Hamon sur le conflit israélo-palestinien. Qu’est ce que cela vous inspire

PK : J’ai soutenu Manuel Valls pendant les primaires et je me retrouve dans beaucoup de ses positions notamment celles sur le conflit. Maintenant, je ne sais pas ce que veut dire un droit de retrait de la part d’une section? En l’occurrence, un proche de Manuel Valls, Benjamin Djiane(qui a été sa plume…) sera candidat aux élections législatives dans la circonscription où les français d’Israël votent. J’entends bien le soutenir et je trouverais dommage et dommageable qu’il ne puisse pas compter sur le soutien de la section locale du PS !

klugman

JSSNews : Exercerez vous, vous aussi un droit de retrait ou participerez vous, de près ou de loin, à la campagne de Benoit Hamon ?

PK : J’ai beaucoup plus de réserves que d’entrain vers la plupart des candidats à l’élection présidentielle. Je vais donc me concentrer sur mon mandat à la mairie de Paris sans m’impliquer dans l’élection présidentielle.  J’estime comme l’a d’ailleurs demandé Manuel Valls à ses proches que ma responsabilité est de rester pour garder « la vieille maison » jusqu’à des jours meilleurs. A ce titre, j’entends néanmoins peser de tout mon poids avec d’autres pour que Benoit Hamon prenne des positions en tant que candidat à l’élection présidentielle différentes de celles qu’il a prises pendant la primaire sur certains sujets comme Israël. Je note qu’il a commencé à le faire… Et en  tout état de cause, je voterai et ferai voter pour le candidat, quel qu’il soit, qui se trouvera probablement face à Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle !

 

Propos recueillis par Jonathan Curiel – JSSNews

Patrick Klugman :  » C’est aux associations, pas à la mairie, d’agir contre BDS « 

Publié le : 14 février 2017 Alors qu’en Février 2016, le Conseil de la Ville de Paris avait adopté un vœu condamnant les appels au boycott d’Israël et les actions anti-israéliennes du mouvement antijuif Boycott Désinvestissement Sanction (BDS), des rassemblements se font toujours sur la voie publique.

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