Réputé pour ses prouesses technologiques, Israël a su introduire ses atouts dans l’agriculture pour dompter la nature et atteindre son autosuffisance alimentaire. Ce pays a pour ambition de nourrir le monde.

À une cinquantaine de kilomètres au sud de Jérusalem se dresse fièrement la localité de Kibutz. Comme oasis dans le désert, elle jouxte la mer morte qui elle-même perd environ 1% de son étendu d’eau chaque année A Kibutz, l’activité principale est l’agriculture. L’État d’Israël en a fait un champ d’expérimentation pour la technologie en matière d’innovation en élevage bovin et en culture diverses.

Sur une vaste étendue d’une cinquantaine d’hectares est implantée une ferme: un Kibboutz. Elle est définie comme «une unité de peuplement dont les membres sont organisés en collectivité sur la base de la propriété commune des biens, préconisant le travail individuel, l’égalité entre tous et la coopération de tous les membres dans tous les domaines de la production, de la consommation et de l’éducation».

La ferme de Kibutz compte environ 300 vaches qui produisent chacune environ 10 000 litres de lait. Il faut dire que la production laitière d’Israël bat toujours les records. La production de lait en Israël est la meilleure du monde, avec 11.653 litres par vache israélienne contre environ 9 970 pour la vache américaine, 8000 pour la vache d’Europe, environ 5 000 pour la vache d’Australie et de l’ordre de 2 000 pour la vache de nationalité chinoise.

Avec 10 000 litres/an, les vaches laitières israéliennes détiennent le record du monde, en hausse de 50% par vache depuis 1960, grâce à des essais génétiques de l’Institut Volcani et ses cultures de sperme et ovaires de bétail de haute qualité. De la technologie en somme. Ces vaches ont un suivi particulier. À l’aide des puces électroniques, l’on arrive à déterminer chaque jour leur poids, et les potentielles maladies auxquelles elles peuvent être exposées. D’où cette réponse rapide et le temps de maladie le plus réduit au monde par tête de bétail.

La ferme de Kibutz est entourée de vastes étendues de dattiers, ce palmier aux grandes palmes couramment planté dans les oasis du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord pour la production de dattes.  La curiosité israélienne est que ces dattiers sont plantés dans le désert et arrosés par un système made in Israël: le système d’irrigation goutte à goutte. Déjà expérimentée au Cameroun à travers l’Agence israélienne de coopération, c’est une méthode d’irrigation utilisée en zone aride, car elle réduit au minimum l’utilisation de l’eau et de l’engrais.

Chaque dattier dès la première floraison nécessite environ 450 litres d’eau par jour. Le système d’arrosage est automatique et piloté depuis un ordinateur. L’eau utilisée est une eau recyclée acheminée depuis Jérusalem. En effet, chaque fois qu’un Israélien ou un touriste prend sa douche, il alimente les réserves d’eau qui serviront à arroser les champs.

Les pays africains devraient étudier et implémenter cette technique d’irrigation. Elle permettrait non seulement une meilleure gestion de l’eau, surtout en zone aride comme le Nord et l’Extrême-Nord du Cameroun, mais, selon l’expérience israélienne, cette technique permet de tripler le rendement des productions.

http://www.cameroon-info.net/article/cameroun-connaitre-israel-le-kibboutz-ou-lagriculture-assistee-par-ordinateur-276108.html

Comments

comments

1 COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here