Deux cents professionnels du cinéma, dont le Britannique Ken Loach, ont signé une pétition demandant au Festival de Locarno d’abandonner le coup de projecteur dédié aux films israéliens prévu cet été.

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La cinquième édition de la « Carte Blanche » de la manifestation tessinoise, consacrée aux films en post-production, est organisée en partenariat avec l’Israel Film Fund, un organisme soutenu financièrement par le gouvernement israélien.

Mauvais timing

« Israël, depuis plusieurs décennies, a non seulement poursuivi, mais intensifié sa politique d’occupation, de colonisation et de nettoyage ethnique à l’encontre du peuple palestinien », peut-on lire dans ce texte diffusé par PACBI, une association qui milite pour le boycottage culturel d’Israël.

Les signataires (cf. encadré) se disent « particulièrement troublés » par le moment choisi par le Festival de Locarno. Ils évoquent l’opération militaire de l’été 2014 à Gaza, qui a fait plus de 2000 morts côté palestinien ainsi que la droitisation du débat politique en Israël.

>> Sur ce sujet: Netanyahu trouve un accord pour une coalition gouvernementale en Israël

Selon eux, il y a « de multiples façons » de supporter individuellement les réalisateurs israéliens ou de projeter des films israéliens « sans accepter de financement  de la part d’organismes étatiques et gouvernementaux » de l’Etat hébreu.

Locarno défend sa programmation

Dans un communiqué, le festival, qui se déroulera du 5 au 15 août prochain, a défendu sa Carte Blanche,  » identique à celle des quatre dernières éditions, consacrées au cinéma du Mexique, du Chili et du Brésil ».

Les projets sélectionnés l’ont été « selon des critères purement artistiques », écrivent les organisateurs. Le « riche programme » de l’édition 2015 « prévoit aussi un focus sur le Maghreb », ajoutent-ils.

Didier Kottelat

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