Les informations sur l’état de santé mentale d’Andreas Lubitz continuent de dessiner le noir portrait d’un monstre à qui jamais la vie de passagers n’aurait dû être confiée.

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De nouvelles informations arrivent, que je détaille ci dessous, qui renforcent le profil d’un homme perturbé. Pourtant c’est ailleurs qu’il faut chercher le motif de son terrible geste.

Nous apprenons qu’en plus d’être soigné pour des troubles psychiatriques,

en plus d’avoir déchiré des arrêts maladie qui lui interdisaient de voler du 16 au 29 mars, 

en plus de souffrir de troubles affectifs (il a acheté deux Audi haut de gamme quelques semaines avant le crash, dont une pour sa petite amie qui l’a quitté peu après),

en plus d’avoir une « fascination » pour les Alpes, 

et en plus d’avoir déclaré à une ex que « son nom restera dans l’histoire »,

  • Nous apprenons que les enquêteurs ont découvert chez lui des anti-dépresseurs,
  • et qu’il souffrait de troubles de la vue.
  • Et ce n’est toujours pas la raison de son acte…

Le quotidien Bild a en effet publié hier samedi les témoignages de deux personnes proches de l’enquête qui révèlent que les enquêteurs ont trouvé à son domicile, d’une part des éléments qui indiquent que Lubitz a consulté des médecins pour des problèmes de vision qui pouvaient mettre fin à sa carrière de pilote, et d’autre part ont trouvé des anti-dépresseurs et une quantité importante de médicaments. 

Ils ont également constaté que Lubitz ne se droguait pas, et ne buvait pas.

Bild a précisé que les problèmes de vue d’Andreas Lubitz étaient peut-être causés par son état psychologique, une personne proche du dossier ayant mentionné que les autorités – en prenant connaissance de documents dont nous ignorons encore le contenu – n’excluent pas la possibilité que ses problèmes d’yeux pouvaient être d’origine psychosomatique.

Et pourtant, disais-je plus haut, les raisons de son acte ne sont probablement pas son état de santé mental…

Car fin de semaine, malgré un accablant portrait amplement suffisant pour clore le dossier et expliquer l’acte, quatre enquêteurs français se sont rendus en Allemagne pour se pencher sur d’autres pistes…

« La personnalité d’Andreas Lubitz, le copilote de l’A320 de GermanWings, est une piste sérieuse mais pas la seule », a déclaré samedi un enquêteur français, depuis Düsseldorf, à l’AFP.

Le général Jean-Pierre Michel, sous directeur de la police judiciaire française et arrivé sur place avec trois enquêteurs français, n’écarte pas l’hypothèse d’une « faute involontaire ou une défaillance technique », mais il travaille surtout, avec ses collègues allemands, sur la vie et la personnalité d’Andreas Lubitz rassemblés en Allemagne lors d’auditions et de perquisitions.

« Le travail actuellement conduit pas nos camarades allemand est orienté vers la compréhension de ce qu’il s’est passé, sur une éventuelle préméditation ou prédisposition peut-être à ce genre d’acte », a déclaré Michel à l’AFP.

Les enquêteurs allemands et les journalistes cherchent dans les moindres recoins, à toutes les périodes de sa vie, y compris dans ses relations amoureuses avec la petite amie rencontrée il y a plusieurs années alors qu’il travaillait dans un restaurant, et avec l’hôtesse de l’air qui l’a quitté il y a quelques mois et qui a déclaré qu’il était « instable ».

Il ne fait pas le moindre doute que les recherches portent également, et c’est bien naturel puisque les enquêteurs ont déclaré qu’aucune piste n’est écartée, sur sa religion.

Les médias français ne l’ont pas ou peu rapporté, mais lors de la première conférence de presse du procureur de la République de Marseille, Brice Robin, en charge du dossier du crash de l’A320, un journaliste lui a posé publiquement la question :« connait-on la religion du copilote ? »

  • J’ai connaissance depuis le lendemain du drame de trois médias qui avancent cette piste islamique. Je ne les cite pas car aucune n’apporte le plus petit commencement de début de preuve qu’il était musulman et radicalisé. Cela ne veut pas dire qu’il ne l’était pas, cela veut dire que dans l’état actuel des informations dont je dispose, rien ne l’atteste.

    D’ailleurs aucune revendication n’a été formulée par aucun groupe terroriste.

Détail troublant, cependant, on ne peut que s’étonner que les médias – islamo-gauchistes assumés – ne se soient pas encore jetés sur cette fabuleuse perche qui leur est tendue pour innocenter d’un bloc les musulmans responsables de la quasi totalité des meurtres de masse. 

Je suis surpris que les journalistes, qui avouaient ouvertement leur espoir que le tueur de Toulouse soit d’extrême droite, et leur déception en apprenant que son nom était Mohamed Merah, ne se soient pas empressés de mentionner que Andreas Lubitz est un chrétien, ou un blanc xénophobe à la Breivik, ou un juif.

J’affirme qu’il y a là une provisoire anomalie, connaissant le goût prononcé des médias pour l’amalgame quand l’islam, la gauche, l’extrême gauche ou les laïcs sont hors de cause, et leur explosion débridée lorsqu’ils tiennent un « usual coupable blanc. »

Avant de tuer 149 personnes, combien Lubitz a-t-il transporté de passagers qui ont échappé à la mort parce que le hasard ne l’a pas laissé seul dans la cabine de pilotage…

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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