Vous avez l’impression d’entendre les femmes dire «pardon» plus souvent que les hommes? «Vous avez sans doute raison», écrit le site américain Christian Science Monitor, qui rapporte une étude canadienne parue dans la revue Psychological Science.

Mais au-delà de montrer que les femmes s’excusent plus que les hommes, l’étude propose une hypothèse originale sur la cause de cette différence. Contrairement à l’idée reçue largement répandue, les chercheurs canadiens ne pensent pas que les hommes sont moins polis ou trop fiers pour s’excuser.

«La raison pour laquelle les hommes s’excusent moins n’est pas qu’ils pensent que cela les fera apparaître comme faibles ou parce qu’ils ne veulent pas endosser la responsabilisé de leurs actions», explique Karina Schumann, doctorante en psychologie sociale à l’université de Waterloo, au Canada. «Il semblerait qu’ils s’excusent tout autant que les femmes quand ils estiment avoir fait quelque chose de mal. C’est simplement qu’ils pensent avoir commis moins de fautes.»

Dans une des deux expériences, 33 étudiants de 18 à 44 ans ont tenu un journal de bord pendant 12 jours dans lequel ils notaient le nombre de fois où ils s’excusaient, où ils faisaient quelque chose qu’ils estimaient valoir une excuse et où quelqu’un d’autre commettait un acte qu’ils jugeaient valoir une excuse. Résultat: les femmes se sont davantage excusées et ont commis plus d’actes offensants, mais les hommes comme les femmes se sont excusés pour 81% des actions qu’ils estimaient «offensantes». Les hommes rapportaient également moins d’exemples où ils ont été victimes de méfaits.

Pour vérifier si les hommes se sentent vraiment moins souvent offensés, ou s’ils ont moins tendance à penser qu’ils ont fait quelque chose de mal, les chercheurs ont demandé à 120 étudiants d’estimer la gravité d’actions précises. Les femmes ont effectivement jugé avec plus de gravité les méfaits que les hommes, et jugeaient plus souvent que la victime méritait une excuse.

Si les résultats de l’étude sont intéressants, il faut souligner qu’elle ne porte que sur de petits échantillons d’étudiants, et donc ne peut être généralisée à toute la gente masculine ou féminine.

source Slate.fr – photo  :  flickr

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